PVT Taiwan – Bilan août 2018

Même si je suis rentrée en France depuis un peu plus d’un mois maintenant, je pense régulièrement à Taïwan ! Je me suis attelée à la longue tâche de tri des photos. J’espère pouvoir reprendre un rythme plus régulier avec les prochains articles.

Le mois d’août s’est divisé en deux parties bien distinctes.

La première quinzaine où je suis restée à Kaohsiung et la seconde où j’ai repris mon sac à dos pour parcourir Taïwan avec pas mal d’imprévus à la clef 😉

yilan-hualien-2

Les falaises de Qingshui : un des paysages qui m’a fait choisir Taïwan pour le PVT.

Kaohsiung

Les derniers jours à Kaohsiung ont été vite rempli et je ne les ai pas vu passé.

J’ai fait les choses que je n’ai pas eu le temps de faire sur les trois mois précédents comme des visites ou des petits (gros) achats.

J’ai donc visité le musée d’histoire de Kaohsiung.

Visite intéressante mais plutôt rapide étant donné que beaucoup d’explications sont en chinois. Il y avait une exposition temporaire sur le saumon taïwanais très instructives (et oui il y a une espèce de saumon qui remonte les rivières taïwanaises … bon il est, malheureusement, en voie de disparition).

Le musée est dans un ancien bâtiment de la période japonaise dans un style mélangeant l’architecture art déco et l’architecture japonaise de l’époque (aaaah les tuiles émaillées).

 

 

Au cours de mes promenades, j’ai croisé l’inauguration d’un magasin où ils ont fait une danse des lions, danse assez impressionnante surtout lorsque l’on sait qu’il faisait plus de 35 degrés (en ressenti il faut ajouter 5-7 degrés de plus).

danse-lion

J’ai aussi fait plusieurs balades le long des berges du port de Kaohsiung où l’on peut admirer un superbe coucher de soleil tout en regardant les pêcheurs partir pour la nuit.

 

 

Ça a été l’occasion également de goûter des spécialités surprenantes dont une qui est rentrée direct dans mon top 3 de nourritures bizarres (en fait c’est mon number one) : des testicules de coq …

 

 

Mais retournons à de la nourriture un peu plus classique, je me suis rendue dans un restaurant de produits de la mer venant des îles Pescadores (ou Penghu).

Les îles Pescadores sont des îles à l’ouest de Taïwan qui doivent leurs noms à des portugais. Ces îles ressemblent à des îles paradisiaques sur les photos (je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’y aller). Et comme toute île qui se respecte, ils ont leur propre spécialité culinaire. J’ai donc goûté du poisson, une sorte de langoustine, une délicieuse soupe de palourdes et des cacahuètes des îles Pescadores.

 

 

J’ai aussi pris des grands classiques de l’été taïwanais : de la glace pillée aux fruits et … un bubble tea (ok c’est plutôt toute l’année mais bon un bubble tea bien frais, c’est toujours bienvenue quand il fait une chaleur infernale !).

 

Sur les dernières semaines, j’ai (enfin) changé de lunettes ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à Taïwan c’est beaucoup moins cher et plus rapide qu’en France ! (Bon et aussi parce que mes anciennes lunettes avaient plus de dix ans …).

Donc passage chez l’opticien, choix des lunettes, vérification de mes yeux et achat … cela a pris une heure en tout et mes lunettes étaient prêtes le lendemain !

Voilà pour la première quinzaine d’août, j’ai quitté mon travail de jeune fille au pair pour remonter sur Taipei afin d’accueillir une amie pour faire le tour de Taïwan sur une vingtaine de jours.


Tour de Taïwan … ou presque !

Mi-août, une amie devait venir me rejoindre sur Taïwan. Comme elle n’avait jamais visité l’île, j’avais concocté un petit itinéraire permettant d’allier les basiques à voir sur Taïwan avec de la découverte pour moi. Nous devions rester quelques jours sur Taipei avant de partir en voiture faire le tour de l’île.

Malheureusement les plans ont été modifiés à cause de la maladie et des tempêtes tropicales (et la batterie de mon téléphone a même décidé de rendre l’âme pendant le voyage). Quand ça veut pas, ça veut pas !

Malgré ces imprévus, j’ai pu découvrir pas mal de nouveaux endroits magnifiques.

J’ai notamment pu découvrir l’intérieur de l’île : au delà des lignes classiques de bus et où on commence à voir comme un autre Taïwan. Un Taïwan plus isolé, plus sauvage et plus mystérieux !

Au programme, nous avions :

Yilan-Puli : une route incroyable (la plus haute de Taïwan) qui nous a fait passer par des paysages allant des rizières de Yilan, aux hauts plateaux où l’on cultive des choux puis aux vergers escarpés de Lishan et enfin les prairies brumeuses de haute altitude.

Par contre, il faut savoir que c’est une route de montagnes donc il faut prévoir assez d’essence et se reposer régulièrement car la route et la météo peuvent être traitres. Personnellement, je ne roulais pas vite et faisais attention. J’ai fait quelques pauses et nous nous sommes arrêtés pour dormir du côté de Lishan dans un village aborigène. Cet arrêt nous a permis de discuter avec des aborigènes (et accessoirement passer à la télé aborigène).

 

 

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3070 mètres d’altitude : 10 degrés …

Yilan-Hualien : une route folle qui serpente à flan de montagnes plongeant dans l’Océan Pacifique. C’est une des plus belles (voire la plus belle ! ) route de Taïwan. On alterne entre montagnes et océan.

 

 

Sur la route, il y a quelques parkings permettant de s’arrêter pour admirer la vue. Je vous conseille de prendre la route dans le sens Hualien-Yilan car vous serez dans le bon sens pour vous garer et aussi plus proche du précipice de l’océan.

yialn-hualien-3

 

 

Hualien-Lishan : j’avais déjà vu le début de cette route plusieurs fois avec le bus mais c’était, cette fois-ci, l’occasion d’explorer un peu plus loin et plus profond dans les gorges de Taroko.

 

La route zigzague ou traverse les falaises de marbre des gorges.

Après Tianxian, la route monte de manière à surplomber les gorges. Alors certes, c’est peut être moins photogénique car on ne voit pas les falaises de marbres mais cela reste quand même très beau.

 

 

Du vert, du rouge et du gris, la brume qui descend des sommets couverts de jungle donnent un aspect mystique au trajet.

 

Franchement les photos ne montrent pas toute la beauté des paysages.

En chemin, j’ai eu quelques surprises : la randonnée que je voulais faire était fermée … et quand on voit l’état du chemin (sur la photo ci-dessous à gauche), on comprend pourquoi. Et j’ai rencontré des singes qui avaient l’air très intéressés par les gâteaux que j’avais dans la main (que je me suis empressée de ranger).

 

Sur la route du retour, j’ai fait un chemin de randonnée plutôt connu : Baiyang Waterfall Trail. Il faut dire qu’il commençait à pleuvoir et je préférais prendre un chemin avec du monde plutôt que de m’aventurer dans des zones moins fréquentées. Le chemin, plat et très facile, passe par plusieurs tunnels. Au bout, on peut voir deux cascades.

 

Hualien-Yuli côté vallée :

La route en elle-même n’a rien de remarquable puisqu’il s’agit d’une simple double voie.  Mais quand on se penche un peu sur la géologie de Taïwan, on réalise que la vallée où se situe cette route est un rift. Un rift qu’est ce que c’est. Pour faire simple, il s’agit d’une faille entre deux plaques tectoniques qui s’écartent. Ici, dans la vallée de la côte Est de Taiwan, il s’agit des plaques philippines et eurasiennes (mais j’ai un doute puisque apparemment la plaque philippines s’enfonce en dessous de la plaque eurasienne …)

Bref, il s’agit donc d’une vallée qui est soumise aux aléas terrestres mais également aux aléas météorologiques puisque toute la côte Est subit de plein fouet les tempêtes tropicales qui touchent régulièrement l’île.

En chemin, il y a quand même des choses sympas à voir et qui permettent de faire une pause tout en changeant d’air.

Tout d’abord, il y a le Hualien Sugar Factory. Il s’agit d’anciens bâtiments de l’usine de sucre datant de l’occupation japonaise. Les bâtiments étant en bon état, ils sont souvent utilisés pour des décors de films. Le lieu est connu pour son marchand de crèmes glacées. La visite n’est pas très longue et est gratuite.

Ensuite, en descendant vers Yuli, je me suis arrêtée auprès d’une cascade. Malheureusement, je n’ai pas pu prendre le chemin de randonnée que j’avais vu sur la carte : la météo était menaçante et il fallait traverser une rivière.Toutefois, les alentours étaient très sympathiques et cela m’a permis de faire une petite pause goûter.

Comme il commençait à pleuvoir (et que j’en avais marre de conduire), j’ai fait un arrêt dans le village de Ruisui connu pour ces sources chaudes. Et oui, c’est l’avantage des zones sismiques, il y a souvent des sources chaudes.

Je suis tombée un peu par hasard sur un hôtel plutôt traditionnel datant de l’occupation japonaise et qui permettait de rester aussi longtemps qu’on le voulait pour 200 dollars taïwanais. Je l’avoue : se baigner dans une eau chaude (voire très chaude) avec de la pluie, c’est un vrai plaisir ! (bon c’est aussi plaisant quand il neige mais à Taïwan c’est pas commun).

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Juste avant l’hôtel où je suis allée pour les sources chaudes.

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Trois bassins avec vue sur la jungle pour moi toute seule.

Peu après le village de Ruisui, il y a pleins de champs de thé mais également un monument indiquant le passage du tropique du Cancer. Perso, je préférais regarder les champs de thé sur fond de montagnes que de prendre en photos un monument indiquant une ligne virtuelle mais chacun ses goûts.

A gauche l’indicateur du tropique et à droite les champs de thé.

Yuli-Hualien côté océan :

Alors, le programme originel était de faire le Walami trail, un chemin datant du XIXème siècle qui servait à relier l’Est et l’Ouest (enfin en réalité le Walami trail n’est que le début du chemin, le chemin en entier s’appelle le Batongguan trail). Mais, malheureusement pour moi, il pleuvait … fort … depuis deux jours … et ils annonçaient l’arrivée d’un puissant typhon (qui a préféré partir au Japon finalement). J’ai donc rebroussé chemin à regret !

Si vous voulez ce que donne ce chemin par beau temps, allez voir l’article de Céline sur le sujet ici.

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Voilà la route pour aller au Walami trail …. j’ai pas tenté l’aventure !

J’ai donc décidé d’aller voir les champs d’hémérocalles au sud de Yuli car elles étaient en pleine floraison et j’avais vu des photographies magnifiques de ces fleurs oranges.

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L’avantage de la pluie, c’est que cela fait ressortir le vert des rizières !

Bon c’était sans compter la pluie, plus je montais plus elle devenait forte. Je voyais rien sur la petite route de montagne sur laquelle je roulais (à deux à l’heure) avec la peur de voir une voiture arriver en face (je slalomais pour éviter les grosses flaques). Heureusement, les panneaux en chinois indiquant les champs de fleurs avaient des photos en fond pour que je puisse me repérer.

Au bout d’une heure et demi de montée, j’y suis arrivée !

Effectivement c’est impressionnant ! Bon avec un peu moins de pluie et un peu plus de soleil, cela doit être encore mieux. Mais je me rassure en me disant qu’au moins la pluie donne une atmosphère mystique à l’endroit.

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Ces fleurs là ne sont pas là que pour faire jolies et permettre aux gens de se faire prendre en photos devant des parterres fleuris. Ce sont des fleurs utilisées en cuisine notamment sous forme séchée dans de la soupe mais j’en ai aussi mangé en poéllé en France.

Bon les photos, c’est bien joli mais il a fallu rentrer et ce ne fut pas une mince affaire de revenir à Yuli. J’ai voulu revenir sur mes pas (ou mes roues en l’occurrence) mais en période de floraison les routes menant aux champs d’hémérocalles sont à sens unique pour fluidifier le trafic. J’ai dû donc partir sur une route encore plus petite que celle par laquelle j’étais venu et qui n’était même pas mentionnée sur mon GPS.

Entre la pluie torrentielle, la route de campagne/montagne, la faible visibilité et l’eau qui dévalait sur la route, je n’ai pas passé mon meilleur moment de conduite.

Vu que la météo annonçait du mauvais temps au sud, j’ai pris la décision de remonter sur Hualien où la météo était plus clémente. J’ai remonté la route avant de prendre une route secondaire traversant les montagnes pour arriver à l’océan Pacifique. Cette route était une bonne petite surprise : des montagnes à perte de vue avec des nuages accrochés aux sommets et une ambiance unique. Après la pluie torrentielle, cela m’a fait un bien fou.

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Un paysage de carte postale …

Après cette route aux paysages de cartes postales, j’ai rejoint la highway 11 qui relie Taitung à Hualien par la côte. C’est une belle route qui offre des paysages variés entre océan et montagne. On y voit des rizières surplombant la mer et de « mini » gorges où les aborigènes avaient comme tradition de passage à l’adulte de devoir le traverser avec l’aide d’un seul bambou !

A noter que la portion entre Fengbin et Hualien est accessible depuis Hualien en scooter.

yuli-hualien-ocean-1

Rizières au bord de l’océan.

Disclamer sur la conduite à Taïwan

Taïwan est une île montagneuse et soumise à des aléas climatiques et terrestres. Je vous recommande très fortement de faire attention sur la route.

Vérifier régulièrement la météo ainsi que les risques de typhons et sismiques , rouler prudemment en montagne (c’est le cas partout mais encore plus en pays étranger), faites attention aux animaux traversant la route (j’ai rencontré des singes), respecter les consignes et faites des pauses régulières (de toute façon, c’est obligatoire vu les beaux paysages).

Normalement la DDE locale est vigilante sur les risques de glissements de terrain ou de chutes de pierres mais si vous le sentez pas : ne prenez pas de risques inutiles et voyez si les locaux prennent également la route.

Pour la conduite en ville, n’ayez pas peur, on se fait vite à circulation qui peut paraitre chaotique (enfin presque ah ah ah).

 


Bon et bien sûr, j’ai fait quelques « classiques » de Taipei: la porte imposante du mémorial Chiang Kai-shek, la tour 101 et Yangminshan (bon j’avoue le dernier c’est mon classique à moi ^^).


Voilà le mois d’août est fini ! C’était mon avant dernier mois sur Taïwan et je savais qu’il y avait des endroits et des personnes que je n’allais pas revoir avant mon départ. C’était donc comme un tour d’au revoir à Taïwan.

A bientôt pour le bilan de septembre : dernier mois de mon PVT à Taïwan !

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2 réflexions sur “PVT Taiwan – Bilan août 2018

  1. Que de choses passionnantes ! Difficile de réagir ici car le commentaire serait beaucoup trop long. néanmoins, quelques questions/ réactions en vrac:
    – Le champ d’hémérocalles c’est superbe ! Le brouillard a le don de tout rendre magique.
    – La tour 101 a une classe folle ! Qu’y a-t-il dedans ? habitations, commerces, bureaux ?
    – Ruisui et les sources chaudes -love- , bon ok je suis une très grande fan de onsen… mais je confirme que rien n’est meilleur que barboter dans l’eau chaude alors que la pluie tombe .
    – Yilan-Hualien : la route a vraiment l’air magnifique. Question idiote, je suis sure qu’il y a pas mal de plages à Taïwan. mais du coup c’est utilisé par les locaux, les touristes ? C’est en bon état (pollution plastique, typhons )?
    Et sur ce bravo pour cet article qui donne envie de partir là bas 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup pour ton commentaire.
      Pour la tour 101 : en bas ce sont des restaurants puis jusqu’au 6 étages (je crois) ce sont des magasins chics et après ce sont des bureaux. Sauf les derniers étages qui sont visitables.
      Concernant les plages à Taïwan, il y en a ! Après, les zones où l’on peut se baigner sont restreintes pour différentes raisons. Premièrement pour des raisons géologiques, sur la côte Est, il y a une dizaine de mètres où l’on a pied et ensuite ça tombe à pic dans les profondeurs. Certains endroits aussi possèdent de forts courants et même si ce sont de bons spots de plongée et snorkelling, il est très fortement conseillé de le faire accompagné. Les zones les plus safe sont tout au nord et tout au sud (Kenting etc). Deuxième pour des raisons culturelles : la baignade dans la mer pour le plaisir n’est pas très répandue en Asie (même si ça a tendance à l’être de plus en plus). Et dernièrement (et pas des moindres malheureusement) : les plages sont pollués (surtout sur la côte Est à cause des courants et des tempêtes). Toutefois, les taïwanais commencent à faire des actions pour nettoyer l’environnement (et il serait temps car les coraux au sud de l’île sont en train de mourir …).

      Aimé par 1 personne

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